Apr
18

Un psy sans outil se trompe sur le risque de récidive !

Comment pouvez-vous prétendre évaluer un risque de récidive à l’aide d’une grille préformatée ? Comment pouvez-vous ranger les criminels dans des cases ? Chaque humain est unique…

Face à un criminel, nous devons nous interroger sur son risque de récidive et sur comment l’aider à diminuer ce risque.. Car le but est que cette personne, un  jour, regagne la société dans les meilleures conditions possibles pour la société et pour elle.

Les recherches ont montré que des professionnels tels que des psychiatres ou psychologues ou criminologues qui exerçaient leur jugement sans recours à des outils spécifiques se trompaient comme des personnes non professionnelles. Méchante claque professionnelle, n’est-ce-pas ? Les professionnels les plus narcissiques ont changé de métier.. (sourire) Et les autres ont décelé la nécessité de créer des outils pour les aider à se faire une opinion éclairée sur le risque de récidive.

Des recherches au travers du temps ont donc été menées. Des milliers de détenus qui avaient terminé leur sentence et rejoint la société ont été suivi au travers des années. On a ainsi pu observer lesquels avaient récidivé et des traits ont été dégagés.

 

Apr
18

Évaluer le risque de récidive

Évaluer le risque de récidive

Les recherches criminologiques sur la récidive

Les facteurs de risque

Les facteurs protecteurs

La psychologue est-elle voyante ?

 

Les recherches criminologiques sur la récidive

Des recherches au travers du temps (longitudinales) ont été menées aux USA, au Canada et même maintenant en Europe. On a suivi des personnes qui sortaient de prison  et on a regardé comment elles évoluaient. Ces anciens détenus récidivaient-ils ? Si oui, lesquels ? Les récidivistes avaient-ils des points communs ? Et si oui, lesquels ?

Les facteurs de risque

Cela nous a permis de faire ressortir ce que nous appelons des facteurs de risque, c’est à dire, des choses, qui lorsqu’elles sont présentes, ne sont pas de bonnes nouvelles. Car ça vient généralement augmenter le risque de récidive. Je vous donne ici un exemple : Si vous vous droguez, ça augmente votre risque de violence. C’est assez logique, n’est-ce-pas ? En général, ça aide pas trop dans la vie de se droguer… C’est applicable pour l’ensemble des humains, sauf exceptions bien-sûr. Par exemple : un ancien détenu prend de la marijuana pour soulager une douleur chronique. S’il n’en prend pas, il pourrait  perdre patiente.. C’est une exception, vous l’aurez compris.

Vous saisissez que plus vous réunissez de facteurs de risque, plus c’est inquiétant et vice-vers-ça.

Les facteurs protecteurs

Car ces recherches – et c’est toute la beauté de l’histoire -ont également permis de dégager des facteurs protecteurs/encourageants. Autrement-dît, des bonnes nouvelles ! Et oui, même dans notre métier, ça existe !! Par exemple et si vous n’avez jamais connu de problématique de drogue, c’est une exellente nouvelle car ça vient diminuer votre risque de récidive de violence.

La psychologue est-elle voyante ?

Je vous montre le document. C’est cette sorte de questionnaire. Nous appelons cela une échelle actuarielle. C’est un outil pour nous aider à nous faire une opinion sur votre risque de récidive. Après vous avoir écouté en entrevue et parcouru votre dossier, je pourrai compléter ce questionnaire puisque je vous connaîtrai mieux. Je connaîtrai les grandes lignes de votre vie, votre casier judiciaire et les délits pour lesquels vous faites aujourd’hui face à la justice. Vous savez quoi ? À la fin de l’entrevue, rappelez-moi de coter avec vous cette échelle/ce questionnaire. Ainsi, vous verrez que la cotation est assez logique, que je suis ni voyante, ni sorcière. ”

Évaluer le risque de récidive
Les recherches criminologiques sur le risque de récidive
Les facteurs de risque de récidive
Les facteurs protecteurs de la récidive
La psychologue est-elle voyante ?

Les recherches en criminologie sur le risque de récidive
Des recherches au travers du temps (longitudinales) ont été menées aux USA, au Canada et même maintenant en Europe. On a suivi des anciens détenus et on a regardé comment ils évoluaient. Ces ex-détenus récidivaient-ils ? Si oui, lesquels ? Les récidivistes avaient-ils des points communs ?
Les facteurs de risque de récidive
Cela nous a permis de faire ressortir ce que nous appelons des facteurs de risque, c’est à dire, des aspects, qui lorsqu’ils sont présents, ne sont pas de bonnes nouvelles. Car ça vient généralement augmenter le risque de récidive. Je vous propose ici un exemple : Si vous vous droguez, ça augmente votre risque de violence. C’est assez logique, n’est-ce-pas ? Puisque en général, ça aide pas trop dans la vie de se droguer… C’est applicable pour l’ensemble des humains, sauf exceptions bien-sûr. Par exemple : un ancien détenu prend de la marijuana pour soulager une douleur chronique. S’il n’en prend pas, il pourrait  perdre patiente.. C’est une exception, vous l’aurez compris.
Vous saisissez que plus vous réunissez de facteurs de risque, plus c’est inquiétant et vice-vers-ça.
Les facteurs protecteurs de la récidive
Car ces recherches – et c’est toute la beauté de l’histoire -ont également permis de dégager des facteurs protecteurs/encourageants. Autrement-dît, des bonnes nouvelles ! Et oui, même dans notre métier, ça existe !! Par exemple et si vous n’avez jamais connu de problématique de drogue, c’est une exellente nouvelle car ça vient diminuer votre risque de récidive de violence.
La psychologue est-elle voyante ?
Je vous montre le document. C’est cette sorte de questionnaire. Nous appelons cela une échelle actuarielle. C’est un outil pour nous aider à nous faire une opinion sur votre risque de récidive. Après vous avoir écouté en entrevue et parcouru votre dossier, je pourrai compléter ce questionnaire puisque je vous connaîtrai mieux. Je connaîtrai les grandes lignes de votre vie, votre casier judiciaire et les délits pour lesquels vous faites aujourd’hui face à la justice. Vous savez quoi ? À la fin de l’entrevue, rappelez-moi de coter avec vous cette échelle/ce questionnaire. Ainsi, vous verrez que la cotation est assez logique et que je suis ni voyante, ni sorcière. “

Apr
17

Ma blessure d’enfance aura t-elle une fin ?

” Quand j’ai pris tout mon courage et que j’ai essayé de parler à la personne qui m’avait agressée sexuellement quand j’étais enfant, celle-ci a ri et m’a demandé de lui présenter mes excuses pour avoir osé lui parler d’une telle chose.

Je vous laisse imaginer comment je me suis senti.. À croire que je n’avais pas encore assez souffert ! “

Apr
17

La souffrance est-elle normale ?

” Personne n’a dit que la vie serait facile mais pourtant et naturellement, on s’attend à ce que tout aille bien. On cherche à éviter de souffrir car on n’aime pas souffrir. Vous avez souffert – je le sens/je le sais – et vous faites souffrir – les victimes -, ce qui n’est pas acceptable. Il est urgent de comprendre. “

Apr
13

Expert et personne expertisée, quel type de relation ?

Voici ce que je peux dire en début de rencontre d’expertise : ” Il n’y a pas un expert et vous. Il y a deux personnes qui cherchent à comprendre, à trouver des pistes. Je suis rémunérée pour cela et vous, c’est de votre vie dont il s’agit. C’est donc très sérieux ! Vous savez, peut-être qu’aujourd’hui, vous allez découvrir des aspects totalement nouveaux de vous et qui vont faire toute une différence dans votre futur. “

Apr
13

Avez-vous peur en prison ?

Le citoyen pense que les professionnels sont en danger lorsqu’ils travaillent en prison.

En fait, c’est surtout le sentiment de sécurité qui me vient à l’esprit. Je me sens davantage en sécurité à l’intérieur d’une prison que dans la rue où je sais que bien des individus fragiles sur le plan de la santé mentale circulent librement.

À une reprise, je crois me souvenir d’avoir interrompu une entrevue  car je considérais que le détenu s’énervait et commençait à me manquer de respect. Au Québec, les conditions sont sécuritaires. Si nous actionnons notre alarme, en moins de quelques minutes, plusieurs gardiens accourent.

 

Apr
11

Victime d’inceste – meurtrier plus tard

Mathieu avait 10 ans quand sa mère exigeait qu’il lui fasse le sexe oral. Il n’en a jamais parlé. Un jour, il a perdu le contrôle. Le drame se serait-il produit si Mathieu avait eu la possibilité de parler à une personne bienveillante de ce qui le hantait ? De ses sentiments de dégoût – imaginez-vous un seul instant dans cette situation d’abus sexuel avec votre parent de sexe opposé -, d’humiliation, de confusion, de son impossibilité à avancer dans la vie avec ce lourd secret…

 

Feb
28

PRÉVENIR LA CRIMINALITÉ-PROJET PILOTE

PROJET PILOTE : « binôme thérapeutique »

Le but est ici d’offrir aux lecteurs une idée générale du projet.

Le projet « binôme thérapeutique » s’appuie sur les aspects suivants :

  • Notion de pair-aidant (celui qui aide est déjà passé par là..).
  • Importance fondamentale de l’établissement d’un lien humain dans la relation d’aide

RÉSUMÉ :

Organiser des  rencontres entre des adolescents en grandes difficultés et des détenus incarcérés ou en libération conditionnelle ou libérés qui, il y a plusieurs années, ont commis un délit grave, souvent un meurtre, mais qui, depuis, ont cheminé de manière significative, le tout à des fins de prévention de la criminalité pour les jeunes et de réparation pour les détenus repentis.

De façon générale, le projet aurait donc pour but de faire profiter des adolescents à problèmes de l’expérience de vie de certains détenus qui ont traversé le même type de difficultés mais qui, faute de s’être pris en main à temps, ont malheureusement commis l’irréparable. Également, les détenus pourraient tirer une source de valorisation dans le fait d’aider réellement un jeune. Nous entendons souvent qu’ils souhaiteraient trouver un moyen de redonner un peu à la société ce qu’ils lui ont pris (notion de réparation pour eux).

Les rencontres individuelles entre ces deux acteurs se feraient selon un cadre bien établi.

JUSTIFICATION DU PROJET

Ce projet part du constat qu’avec certains adolescents, il est difficile de travailler par le biais de thérapies /programmes classiques (type de groupe et/ou en individuel). Certains jeunes présentent en effet  tout un arsenal défensif solide (tendance à la banalisation et à la minimisation de leur potentiel de violence, de leur problématique de consommation) ainsi qu’une méfiance aiguë vis-à-vis des thérapeutes. Tout ce qui vient de professionnels/personnes ordinaires ne semble avoir que très peu d’écho chez eux. Combien de fois n’avons-nous pas entendu que nous ne pouvions ni les comprendre, ni les aider puisque nous n’avions pas eu la même vie qu’eux ?

La notion bien connue maintenant de résilience montre que les personnes qui ont vécu des choses très difficiles et qui ont réussi à s’en sortir attribuent souvent en grande partie leur réussite à une rencontre avec une personne non professionnelle qui fut déterminante pour eux (importance du lien, entre autres).  Les détenus pourraient avoir un certain écho chez les adolescents car finalement ne se trouvaient-ils pas, à leur âge, dans des configurations parfois similaires aux leurs ?

PROFIL DE L’ADOLESCENT PARTICIPANT :

  • Problématique de toxicomanie banalisée ou niée par le sujet
  • Problématique de violence banalisée ou niée (charges de voies de fait ou propension à l’agressivité clairement identifiée)
  • Jusqu’ici réfractaire à toute forme de thérapie classique
  • Profil réservé, peu enclin à parler de soi

PROFIL DU DÉTENU PARTICIPANT :

  • Purger ou avoir purgé une peine suite à la commission d’un meurtre lié à de la violence réactionnelle/impulsivité/mauvaise gestion de la colère et des émotions et relié à un mode de vie désorganisé de consommation, peut comprendre une ancienne appartenance au crime organisé (etc.)
  • Avoir été aux prises avec une problématique de toxicomanie
  • Avoir réellement cheminé/ avoir quitté le système des valeurs criminelles
  • Profil réservé, plutôt introverti
  • Souffrance et regrets palpables

Cher lecteur, qu’en pensez-vous ?

 


Feb
28

Pédophiles, victimes et abuseurs ?

Rares sont les pédophiles qui n’ont pas été abusés sexuellement durant leur enfance ! Ou bien encore exposés à de la sexualité durant leur enfance … Entendons-nous bien ici : On ne dit pas que tous les enfants abusés deviendront des abuseurs. Mais simplement que parmi les abuseurs d’enfants, la plupart ont été abusés pendant leur enfance. Ce constat ne justifie en rien leurs agirs déviants mais il peut aider à comprendre un peu. Juste ça.

 

Feb
28

La valeur de la vie

Un détenu avait assassiné sa petite-amie. Et maintenant, il pleurait son absence car elle lui manquait terriblement. Pourtant, c’était lui qui l’avait tuée… Secouée par la souffrance palpable de cet homme, je questionnais une de mes consoeurs. Mais comment fait-il pour rester en vie ? Réponse de ma consoeur : ” Quelque-soit notre existence , en général on y tient.” Je pense souvent à cette réponse. Je la trouve tellement pleine de sens. Cet individu en question a énormément cheminé depuis.

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